Recevoir une obligation de quitter le territoire français (OQTF) est un choc. Les premières 48 heures comptent énormément, car les délais de recours sont parmi les plus courts du droit français.
Lisez la notification immédiatement
L'OQTF précise son fondement, le délai de départ volontaire (souvent 30 jours, ou aucun), et surtout le délai de recours devant le tribunal administratif : 48 heures en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence, 15 jours pour certaines OQTF sans délai de départ, et jusqu'à 30 jours pour une OQTF avec délai de départ volontaire. Ce délai court à compter de la notification. Chaque jour compte.
Consultez un avocat sans attendre
Le contentieux des OQTF est technique et les chances de succès dépendent de la rapidité et de la qualité du recours. L'aide juridictionnelle peut prendre en charge les frais si vos ressources sont limitées. Les associations spécialisées (Cimade, GISTI) peuvent aussi orienter en urgence.
Ce que Marianne peut et ne peut pas faire
Marianne n'est pas avocate et une OQTF relève du conseil juridique d'urgence. Ce qu'elle fait : vous aider à comprendre la décision, rassembler et organiser immédiatement toutes les pièces de votre dossier (preuves de présence, travail, famille, soins) pour que l'avocat parte avec un dossier complet — et vous faire gagner les heures qui comptent.
Si vous êtes dans cette situation : ne signez rien sans comprendre, conservez l'enveloppe de notification, et agissez aujourd'hui.
