Si vous vous renseignez sur la régularisation, oubliez ce que vous avez lu sur la « circulaire Valls » : depuis le 23 janvier 2025, c'est la circulaire Retailleau qui fixe le cadre de l'admission exceptionnelle au séjour (AES) — et elle a durci les règles.
Ce qui a changé concrètement
Vie privée et familiale : la durée de présence retenue comme indice d'intégration passe à environ 7 ans (contre environ 5 ans auparavant). Les liens familiaux en France, la scolarisation des enfants et l'insertion restent examinés dans leur ensemble.
Métiers en tension : il faut avoir travaillé au moins 12 mois (consécutifs ou non) sur les 24 derniers mois dans un métier figurant sur la liste des métiers en tension, résider en France depuis au moins 3 ans sans interruption, et occuper un tel emploi au moment de la demande. La liste est établie par région — le détail des métiers concernés ici.
Nouvelles exigences transversales : engagement contractuel à respecter les principes de la République, attention portée au niveau de français, exclusion en cas de menace à l'ordre public ou de polygamie.
Ce qui n'a pas changé
L'AES reste exceptionnelle : le préfet conserve un pouvoir d'appréciation total. Deux dossiers aux situations proches peuvent connaître des sorts différents selon la préfecture, la qualité des preuves et la présentation. Aucun professionnel honnête ne peut vous « garantir » une régularisation.
Les preuves qui font la différence
Pour la présence : chaque année doit être couverte par des documents datés et nominatifs (factures, soins, attestations, scolarité, envois d'argent, abonnements). Pour le travail : bulletins de salaire, attestations d'employeur, relevés bancaires montrant les virements. Un trou d'un an dans les preuves peut faire tomber tout le dossier.
Par où commencer
D'abord, savoir honnêtement où vous en êtes : ancienneté réelle prouvable, situation de travail, attaches familiales. C'est exactement ce que fait le diagnostic gratuit de Marianne : en 5 minutes sur WhatsApp, vous savez si votre dossier est solide, jouable ou fragile en l'état, et quelle voie tester en priorité. Le détail de la démarche est sur notre page première demande / régularisation.
Un dossier fragile déposé trop tôt, c'est un refus qui complique tout — parfois une OQTF. Un dossier consolidé pendant six mois avant dépôt, c'est une vraie chance. La différence entre les deux : la préparation.
